L'affaire de «Sofia-Safia» devant la justice à Oran : Deux pères pour une même fille par Houari Saaïdia Lundi 4 mai 2009 L'affaire de «Sofia-Safia» devant la justice à Oran : Deux pères pour une même fille par Houari Saaïdia Elle s'appelle Safia, avec un «a», selon les uns. Elle s'appelle Sofia, avec un «o», selon les autres. Cette différence phonétique, du reste assez symptomatique, n'est qu'une des multiples facettes d'un profond et non moins délicat sujet de discorde qui met aux prises, il y a aujourd'hui presque huit ans, soit l'âge de cette fillette, une famille algérienne à une famille française. Politisé outre mesure, le dossier a débordé de son cadre d'une affaire de statuts personnels, avec comme enjeu : «qui aura la garde de l'enfant ? », pour se métamorphoser vite en une affaire d'Etat en un dossier suivi de très près par le gouvernement de l'Hexagone et même par l'Elysée, et qui tient en haleine l'opinion publique de part et d'autre de la Méditerranée. La Cour de justice d'Oran, qui était appelée à statuer sur l'affaire, et par-là même à fixer le sort de Safia, a prolongé hier le suspense, l'impatience des uns et des autres aussi, pour deux autres semaines, renvoyant, temporairement, dos à dos les deux familles protagonistes. La chambre des statuts personnels près la Cour d'Oran a, en effet, mis en délibéré sa décision pour le 17 mai quant à la «promulgation» de l'expertise du laboratoire de la police scientifique d'Alger, dont les tests ADN effectués sur Yousfi Mohamed et la petite Safia sont sans équivoque : «cet Algérien est bel et bien le père biologique de l'enfant». Selon une source proche du dossier, le juge a reporté le jugement sur demande du conseil de Jacques Scharbook, qui a réclamé qu'un délai lui soit accordé pour prendre connaissance du contenu du rapport d'expertise. Se refusant de plier aux résultats des scientifiques, le ressortissant français qui, autrefois, résidait à Arzew, bien avant qu'il n'ait été représentant de la maison Renault en Algérie, Jacques Scharbook clame toujours qu'il est le géniteur de «Sophie Scharbook» et n'a qu'une seule hâte : prendre «sa» fille entre ses bras et regagner la France avec elle par le premier vol. Dans une déclaration à la presse française, Jacques Scharbook s'est dit prêt à s'enchaîner aux grilles de l'Élysée pour crier son désespoir. « Je ne veux plus me contenter de simples assurances. Je veux qu'on me rende ma fille. Que ce soit une décision algérienne, ce n'est pas mon problème. Sophie est Française et la Constitution de notre pays dit bien que l'État doit aide et assistance à ses ressortissants ». Son voeu est pieusement et énergiquement partagé par sa propre famille, sa mère et sa soeur notamment, dont «les corps sont à la Seyne-sur-Mer les coeurs sont à Oran». Mais, de l'autre côté, il y a la famille maternelle de «Bouabdellah Safia», solidement rassemblée autour de l'intraitable et infatigable grand-mère, qui n'est pas prête à céder leur enfant pour rien au monde. Pour la tante maternelle de Safia, il n'y a pas l'ombre du doute : «Safia est la fille de Yousfi Mohamed, le premier époux (par acte civil établi en France) de ma défunte soeur (la mère de Safia décéda dans un accident de la route en mars 2005). Ma soeur a découvert que son deuxième mari, Jacques Scharbook, avait falsifié l'extrait de naissance de son nouveau-née Safia (venue au monde, à Var, le 10 décembre 2001)». En effet, Jacques Scharbook a, à l'insu de sa femme, enregistré à l'état civil de Var le nouveau-née sous le nom de Scharbook Sophie». Une initiative que la mère a si mal appréciée qu'elle a décidé de rentrer au bercail pour s'installer chez sa mère et demander le divorce, mais le divorce lui a été interdit car c'était un mariage non valide en Algérie. La famille maternelle de Safia s'étonne : « 59 ans, Jacques Scharbook, veuf après trente ans de mariage, qui n'a jamais eu de descendance, veut aujourd'hui nous prendre pour des imbéciles en nous racontant que c'est lui le père de l'enfant. Sophie est la nôtre, c'est une Algérienne. Elle doit rester auprès des siens, c'est une musulmane». L'on saura hier auprès de l'avocat de la famille maternelle de Safia, maître Rabeh Berbadj, que Cheikh El-Qaradaoui, qui est déjà intervenu sur le cas de Safia à travers une chaîne de télévision arabe, et ce, d'un point de vue de la «charia islamia», fera bientôt le déplacement en Algérie où il plaidera la cause de sa famille algérienne.
ACCUEIL Paris s'en mêle : L'affaire «Safia» fait des vagues par Houari Saaïdia Mardi 5 mai 2009 Alors que le dossier est entre les mains de la justice algérienne, Paris se mêle de l'affaire de la petite Safia. L'objectif du Quai d'Orsay : exercer une pression politico-médiatique sur les autorités algériennes, afin de les amener à rendre la fillette à son «père», Jaques Schabook. Ne se laissant guère impressionner par ces manoeuvres, Alger préfère, à juste titre, faire la sourde oreille et laisser la décision à la justice algérienne, qui tranchera dans quelques jours. Par la voix de son porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, Frédéric Desagneaux, Paris a réclamé hier, que «l'enfant soit rendue à son père». Cité par l'Agence France Presse (AFP), le ministère français des Affaires étrangères français a affirmé que la situation juridique de «Sophie Scharbook» est «clairement établie et la France continue de demander qu'elle lui soit rendue». «Tant par les actes d'état civil dont dispose Jacques Scharbook que par les décisions judiciaires rendues en Algérie, il résulte que Sophie Scharbook est la fille de Jacques Scharbook», a souligné le porte-parole adjoint du gouvernement français, interrogé sur une information de presse en Algérie assurant que ce dernier n'est pas le père de la fillette. «La Cour suprême algérienne a, dès le 13 février 2008, confirmé que la garde de l'enfant devait revenir à Jacques Scharbook. Nous continuons de demander la stricte application de cette décision de la justice algérienne, dans les meilleurs délais», a ajouté le porte-parole, en insistant sur un rétablissement des «droits de Jacques Scharbook à l'égard de son enfant (...), dans l'intérêt supérieur de la petite Sophie». Ainsi, en mettant en avant l'acte civil de «Sophie Scharbook» et la décision de la Cour suprême algérienne confiant la garde de l'enfant à Jaques Scharbook, pour étayer la parenté de celui-ci, le porte-parole du Quai d'Orsay fait abstraction d'une bonne partie, voire essentielle, du dossier. Celle qui est en défaveur de son ressortissant. Tout d'abord, tient à souligner l'avocat de la famille maternelle de Safia, maître Rabeh Berbadj, contacté hier par nos soins, «il n'est pas besoin d'être grand clerc en droit pour savoir qu'un arrêt de la Cour suprême en matière de statut personnel n'est pas systématiquement exécutoire mais peut être remis en question en cas, par exemple, d'apparition d'éléments nouveaux». C'est le cas dans cette affaire, où l'on a un test ADN, à partir d'un prélèvement de salive, effectué au niveau du laboratoire de la police scientifique de Châteauneuf, à Alger, qui confirme que le père de l'enfant est un Algérien, en l'occurrence Yousfi Mohamed, le premier époux de la défunte mère, et non pas le Français Jaques Scharbook. Cette expertise scientifique, Frédéric Desagneaux n'en parle pas. Pourtant, il s'agit là d'une pièce clé du dossier. Mieux encore, l'on apprendra de source judiciaire près la Cour d'Oran, qui examine l'affaire, que le conseil de la belle-famille de Safia a déposé hier devant la Chambre du statut personnel une deuxième expertise basée sur l'analyse génétique relevant quatorze «points positifs» démontrant que le père de l'enfant est bel et bien Yousfi Mohamed. La sentence sera prononcée le 11 mai. La belle-famille de Safia ouvre un autre front de combat : elle entend, nous confie son avocat, démolir pierre par pierre la décision de la Cour suprême du 13 février 2008 qui a confirmé que la garde de l'enfant devait revenir à Jacques Scharbook. Pour ce faire, l'avocat compte interjeter appel contre la décision du juge du tribunal de première instance qui a régularisé, «à tort», selon lui, la liaison conjugale entre Jaques Sharbook et la mère de Safia, mariage par acte civil en France. Selon le même avocat, «ce mariage n'aurait jamais dû être validé» du point de vue de la loi algérienne, qui s'inspire de la «charia islamia». «Non seulement, le magistrat a validé cet acte civil établi à Var mais il a invalidé et annulé l'acte de réconciliation de la même femme avec son premier époux, du fait que ceux-ci avaient divorcé à l'amiable». «Or, selon l'avocat de la belle-famille de Safia, le plus drôle et le plus agaçant à la fois dans cette affaire tragi-comique : le refus de Jacques Scharbook de se soumettre à des tests ADN pour nous prouver qu'il est le géniteur de Sophie». Et l'avocat de déclarer sur son honneur, et de jurer aussi, que la petite la lui sera rendue volontiers, en main propre, par sa grand-mère dès qu'il nous apporte la preuve scientifique qu'il en est le père. Il importe de rappeler que la Cour de justice d'Oran, qui était appelée à statuer sur l'affaire, et par-là même à fixer le sort de Safia, a mis en délibéré son verdict concernant la promulgation du premier test ADN pour le 17 mai. La décision faisait suite à la demande de l'avocat de Jacques Scharbook qui a réclamé un délai pour consulter le rapport d'expertise. Se refusant de se plier aux résultats des scientifiques, le ressortissant français, qui, autrefois, résidait à Arzew, bien avant qu'il n'ait été représentant de la maison Renault en Algérie, Jacques Scharbook clame toujours qu'il est le géniteur de «Sophie Scharbook» et n'a qu'une seule hâte : prendre «sa» fille entre ses bras et regagner la France, par le premier vol. Dans une déclaration à la presse française, Jacques Scharbook s'est dit prêt à s'enchaîner aux grilles de l'Élysée pour crier son désespoir. « Je ne veux plus me contenter de simples assurances. Je veux qu'on me rende ma fille. Que ce soit une décision algérienne, ce n'est pas mon problème. Sophie est Française et la Constitution de notre pays dit bien que l'État doit aide et assistance à ses ressortissants ». Son voeu est pieusement et énergiquement partagé par sa propre famille, sa mère et sa soeur notamment, dont «les corps sont à Seyne-sur-Mer, mais les coeurs sont à Oran». Mais, de l'autre côté, il y a la famille maternelle de «Bouabdellah Safia», solidement rassemblée autour de l'intraitable et infatigable grand-mère, qui n'est pas prête à céder leur enfant pour rien au monde. Pour la tante maternelle de Safia, il n'y a pas l'ombre du doute : «Safia est la fille de Yousfi Mohamed, le premier époux de ma défunte soeur (la mère de Safia décéda dans un accident de la route en mars 2005). Ma soeur a découvert que son deuxième mari, Jacques Scharbook, avait falsifié l'extrait de naissance de son nouveau-née Safia (venue au monde, à Var, le 10 décembre 2001)». En effet, Jacques Scharbook a, à l'insu de sa femme, enregistré à l'état civil de Var le nouveau-née sous le nom de Scharbook Sophie». Une initiative que la mère a si mal appréciée qu'elle a décidé de rentrer au bercail pour s'installer chez sa mère et demander le divorce, mais le divorce lui a été interdit, car c'était un mariage non valide en Algérie.
Reportage de la manif Reportage de la manif Le PMF Ses actions
Al Qods-Jérusalem Al Aqsa
Hidjab (voile) Laicité, position du PMF Ni Stasi, ni Vichy : Lettre 10 déc 2003 Non à la laïcité islomophobe La Palestine Lettre à Jospin, en rép. sur Hezbollah La Palestine aux Palestiniens L'anti-sionisme
Sionisme, antisémitisme et Israël. Par MEL L'antisémitisme dernier recours du sionisme? Le Grand Israël Non à la venue du criminel Sharon Pays résistants Afghanistan Nouveau menu Iraq
Voyages de Boucliers humains du PMF Iraq, Berceau de l'humanité par MEL Lettre au Pdt Chirac pour un veto Conf : "Quelles réponse à la croisade de Bush ?" Manifs anti-guerre du PMF Communiqués du PMF Personnalités Serge Thion : éminent chercheur Ginette Skandrani : militante pour la liberté des pe Azmi Bishara : inttellectuel palestinien
Reportage de la manif ACCUEIL Rencontres Manifestations
Manif PALESTINE du 2 déc. 2006 - Paris Afganistan
Non à la venue du criminel Sharon Manif Palestine du 26 Janvier 2008 - Strasbourg Manif PALESTINE du 17 mai 2008 - Strasbourg Manif Palestine-Yom Al Qods 27 sept 2008 Strasb 60ème sommet de l'OTAN à Strasbourg - avril 2009 L'Europe
Notre non à la Constitution européenne Al Qods Yom Al Qods - 2007
Yom Al Qods - 2008 Loi sur le voile Camp. diffamat. sioniste contre le Pdt du PMF Manif nationales et internat. du 17 jan 2004 Première manifestation 20 déc 2003 Laicité, position du PMF Ni Stasi, ni Vichy : Lettre ouverte du 10 déc 2003 Non à la laïcité islomophobe Iraq
Voyages de Boucliers humains en Iraq Manifestations pour l'Iraq (en 2003) Conférence à Paris :"Quelles réponses à la croisad Position officielle du PMF : Commuiqué du 11 oct Pour un veto à l'ONU : Lettre au pdt Chirac du 11 o Manifestations pour l'Iraq (en 1998) Conférences
Iraq : Réponses à la Croisade de Bush - Paris 22 oc Voyages
Boucliers Humains pour l'Iraq Publications
La Palestine aux Palestiniens Sionisme, antisémitisme et Israël L'antisémitisme dernier recours du sionisme? Communiqué 11.10.2002 pour un veto à l'ONU Le Grand Israël Eclairages
Kouchner arrive au Quai d'Orsay Solidarité IDEOLOGIE
La Charte du PMF 2007 : L'année électorale des Musulmans de France PROGRAMME
Nos ambitions pour la France Position du PMF sur la laïcité VIE ELECTORALE Présidentielles 2007
Consignes de vote Pas de candidat PMF 2002
La défaite tant attendue Suite à son arrogance à Bir Zëit Législatives Juin 2007
Appel mobilisateur Circulaire électorale Devenez candidats Professions de foi
Mohamed Latreche Nadir Ben Abbes Nabir Rezki Mohamed Er Rachidi Résultats Global Latrèche Détaillé Er Rachidi Détaillé REZKI Ben Abbès Juin 2002 Mai 1997 Municipales
Référendum Communiqués France Al Qods Palestine Iraq Afganistan Autres Administration Historique
Ce qui l'a justifié Le fondateur ADHESIONS SOUTIENS CONTACTS SECTIONS LIENS PROJETS
Ouverture de nouvelles sections Acquisition de locaux Aquisition de moyens médiatiques Ses causesSamedi 26 Jan 2008
Yom al Qods 2008
Samedi 17 mai 2008
Manif du 27 Sept 2008
Parti des Musulmans de France