Le PMF est donc né Le PMF était ainsi retenu. Restait à préciser qu'il s'agit bien du Parti des Musulmans de France et non du Parti Musulman de France, en ce sens que nous souhaitions, tout simplement, faire de la politique en tant que citoyens musulmans. Le PMF devenait ainsi le premier parti politique musulman, fondé en France. Ce nom judicieux conjugué à des objectifs nobles et définis a su faire tomber de réels tabous. En effet nul ne peut l'accuser d'être un parti religieux, ni de religieux, étant donné que ses membres, dont une grande partie d'entre eux se revendiquent fièrement comme étant des musulmans, ne font pas de la pratique religieuse un préalable à toute activité. Soulignons aussi que le nombre de Français non musulmans, sympathisants et travaillant avec le PMF, ne cesse d'augmenter.Aussi le PMF qui n'entend pas brûler les étapes, compte devenir une formation politique crédible, utile, et responsable. Pour ces raisons, il s'attache aujourd'hui à fédérer en son sein le maximum de bonnes volontés qui sont, malgré tout, désireuses de voir la France accepter un jour avec fierté ses musulmans.
Les motifs qui justifièrent la fondation du PMF La naissance du Parti des Musulmans de France est une conséquence de la marginalisation de la Communauté musulmane de France, marginalisation qui s'est essentiellement traduite par un refus catégorique des partis politiques traditionnels, dits conventionnels, à prendre en considération ses revendications légitimes.Alors que le débat autour de la « fracture sociale » défrayait la chronique de tous les politiciens (début 1997), aucune formation politique n'accorda une quelconque importance à la deuxième communauté de France, communauté meurtrie par une vague de dénigrement rarement égalée, touchant pêle-mêle ses croyances (affaire Rushdie) son honneur (foulard de Creil, projets de Mosquées) et sa dignité (cimetières musulmans…) Et pourtant de nombreuses associations avaient vainement tenté de faire admettre la particularité de la Communauté musulmane. Certaines ont réussi à faire avancer le débat, d'autres, frustrées par leurs échecs, ont préféré, depuis, jeter l'éponge. Resta celles qui avaient opté pour une lutte dite « de longue haleine » et nécessitant obligatoirement un passage obligé par le terrain du « socio-culturel », cela dans l'espoir d'en faire un strapontin pour une « pathétique » existence dans le champ politique. Cette situation, humiliante, a mis à genoux de nombreux jeunes musulmans, qui, poussés à se laïciser, ont été amené à jeter le discrédit sur tout ce qui tourne autour du mot Islam ou Musulmans, faisant ainsi le sale boulot de leurs états majors dans l'unique espoir d'une quelconque reconnaissance.La France, frappée par une série d'attentats dits « islamistes », était devenue une terre fertile pour des plumes qui n'ont toujours pas soldé leurs comptes avec la deuxième religion de France et ses adeptes. Sur ce qui l'a conduit à fonder le PMF, Mohamed Ennacer Latrèche précisera : «… à la suite d'une série de rencontres avec des intellectuels musulmans, autour de l'éventualité de s'investir en tant que Musulmans dans le cadre politique proposé, j'ai dû me rendre à l'évidence que cela était intellectuellement insoluble. Il me restait alors une autre piste jusque-là inexplorée par les Musulmans de France : la création d'une organisation politique à leur image. Alors que fonder? Un parti républicain, genre NRF (Nouveaux Républicains de France) ? Un parti de citoyens, style NCF (Nouveaux Citoyens de France) ? Avec en évidence le mot « nouveau », ou un MSF (Mouvement Social de France) ? Tout en veillant à éviter de faire apparaître les deux mots tabous que sont : « Islam » et « Musulmans ». Le débat fut alors engagé. De riches analyses ont, à l'issue d'une série de rencontres avec des jeunes musulmans de Strasbourg, abouti aux conclusions suivantes : Il était indispensable que le mot PARTI figure dans le nom du futur mouvement politique, afin que ce dernier ne soit jamais assimilé à une association socio-culturelle ou cultuelle.Le mot FRANCE devait également y apparaître pour n'offrir à quiconque l'opportunité de nous taxer de parti de l'Etranger.En y glissant pompeusement « républicains » du genre PRF (Parti des Républicains de France), ou « citoyens» du genre PNCF (Parti des Nouveaux Citoyens de France), nous n'aurions de toute façon jamais pu empêcher nos adversaires de nous qualifier d'être des «intégristes» ou des «islamistes» qui se terrent derrière des appellations de façade, etc. Ce qui nous encouragea à choisir de faire apparaître, en toute sincérité, le terme qui expliquait et justifiait la raison même de notre démarche, à savoir le mot : « MUSULMANS ». L'objectif avec le mot « musulmans » était aussi de fédérer et d'en finir avec le mot « beur », un ingrédient alimentaire qui résonne comme une insulte. »
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